Sentier des Plantes

Découvrez une végétation sauvage ...liée à l'homme !

 

Le sentier des plantes (d'une longueur de 1 km aller-retour), créé en 2004 comme le sentier des peintres, est qualifié d'ethnobotanique, puisqu'il fait (re)découvrir la végétation méditerranéenne dans son interaction avec l'homme. 

Vous pouvez accéder au sentier des Plantes soit au bas de la Montée du Valadas, soit en sortant du village au sud-est par la rue de la République, en passant sous la Porte de la Brèche, l'accès est à 25 mètres à droite en haut de la montée du Valadas

 

L'origine de la végétation

Dès le néolithique, l'homme a modifié la forêt originelle qui couvrait la région : défrichage, cultures, pâturages, exploitation du bois... Il a ouvert les milieux et les a maintenus ainsi durant des siècles. 

Aux Angles, le pâturage préservait les pelouses de la fermeture par les buissons et les terrasses étaient plantées d'oliviers. Lors de l'abandon des terres cultivées au XXe siècle, la végétation, par sa dynamique, a repris ses droits et les milieux ouverts se sont refermés. Sur le Sentier des Plantes, vous pouvez observer 3 types de formation végétale, disposés en "mosaïque", et en constante évolution : des pelouses sèches résiduelles joliment fleuries au printemps, la garrigue haute aux senteurs toutes provençales et le matorral, havre de fraîcheur en été.

A vous de repérer ces formations tout au long du sentier !

Pour vous aider, des bornes présentent les principales espèces et indiquent dans quelle formation vous vous trouvez. Chaque plante est présentée sous trois noms : français, provençal et scientifique (en latin), ainsi que la famille à laquelle elle appartient (exemple : Lauracées).Vous traverserez d'autres milieux que les trois formations végétales décrites ci-dessus : un bois de micocouliers dont l'origine est incertaine (planté par l'homme ou spontané ?) et une zone anthropique abritant une végétation installée par l'homme : restes d'anciennes cultures, telles que les oliveraies, plantes "échappées" de jardins.

Certaines espèces, comme le genêt d'Espagne, sont très envahissantes et doivent être coupées tous les ans, sous peine de voir disparaître les zones de pelouse.

Une végétation dynamique

Laissée à l'abandon, une zone de pelouse sèche se laisse envahir en quleques dizaines d'années par des buissons, tels que les cistes ou le romarin, formant la garrigue. Celle-ci poursuit rapidement son développement, jusqu'à devenir une garrigue haute. Puis des arbres plus grands apparaissent, tels que les pins d'Alep. En recouvrant la garrigue, ils forment alors le mattoral. Un sous-bois s'y maintient, composé notamment de chênes kermès et de laurier-tin.

Une faune discrète, mais abondante !

Entre le plateau urbanisé des Angles et la plaine cultivée du Rhône, les abords du vieux village offrent un refuge remarquable pour de nombreux petits animaux : mammifères, oiseaux, reptiles, insectes, mollusques, etc. Cette diversité est garantie par la diversité des habitats disposés en "mosaïque".